HERPES (France) "Awakening Of A Sleeping Madness" (demo)
DBP006 OUT NOW / Trade : No
HERPES (France) "Awakening Of A Sleeping Madness" (Second demo)
Old School Death Metal (Autopsy-like)
Limited to 300 handnumbered copies on TAPE (pro cover)
Time : 23mn
Release date : 9 March 2012
Price : 3€
track-list :
01-Intoxicated
02-Cellare Of Depravation
03-Putrid Ritual
04-Ravenous
05-Summon The Unspeakable
HERPES Myspace
REVIEWS IN FRENCH 
Jean Pazola (In Extremis, ZINE N°49)
Note : 4/5
Comme toutes les modes, la vague rétro-death charrie son lot de moutons suiveurs et de gangs sincères. Jelaisse la joie de faire le tri à ceux qui n'ont que ça à foutre, perso je préfère me consacrer à la zique. Sansaucun doute possible, la première démo de ces lorrains avait atomisé le fion de tout ceux qui l'avaitcroisée. Accroches-toi à ton tube de Préparation H, les revoilà avec 5 torpilles analement plus fissurante encore !
Globalement on dira que les gaillards ont décidé d'accélérer le tempo, ou que leurs possibilitéstechniques accrues leur ont permis de réaliser ce tour de force (héhé), toujours est-il que les partiesécrasantes sont encore là mais moins nombreuses, et que fatalement l'allure est plus rapide. S'agit d'unmétal morbide abreuvé aux débuts de Death, Repulsion et Autopsy, ou plus récemment à Coffins ou DeathBreath, bref le genre de bidule qui s'encombre pas d'enluminures pour faire propre sur lui et fréquentable,mais qui balance la sauce sans se poser de questions existentielles. Et j'peux te dire que pour le fétichiste enmétal-de-la-mort cette fournée démoniaque c'est juste du caviar. Si t'aimes le death cradingue mid-tempo, letruc qui ruisselle de riffs purulent à t'en filer des érections à un médecin légiste, un death qui dégage uneatmosphère de mort à chaque seconde, et bien t'as juste frappé à la bonne porte. Surtout qu'en plus, le petittruc qui démarque Herpes des bons petits élèves qui apprennent leurs leçons par coeur et la récitent dansles règles de l'art, c'est qu'ici chaque compo est différente, grâce notamment aux solos tous plus froutraquesles uns que les autres. Des solos assez basiques et déglingués mais qui ajoutent un gros coté old-school,perso j'adore la touche de ranafoutisme absolu qui plane là-dessus ("Summun the Unspeakable" aaargh!),comme des descentes de manches qui carbonisent des doigts d'alcooliques en crise de délirium-tremens.
Le cadeau bonux, c'est ce morceau totalement jouissif planqué tout à la fin, une reprise d' Abscess (SuicideFuck) ultra punk et décadente qui sonne comme un énorme de coup de rangers dans les bollocks à tous cescrétins qui pensent que punk et métal ne devraient jamais copuler. 23 minutes de bonheur absolu, démo obli-ga-toire pour tout zombie amateur de death préhistorique.
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Keyser (Thrashocore, WEBZINE)
On le sait, l'herpès se soigne mais ne part jamais vraiment. Deux ans après une première infection qui avait laissé quelques traces (Doomsday), le virus à ADN double brin connait ainsi une nouvelle poussée chez le label français Devil's Blood Production sous la forme d'une démo tape intitulée Awakening Of A Sleeping Madness. Davantage contagieuse, cette nouvelle souche a atteint l'outre-Atlantique, les Canadiens de Skull Fucking Metal s'occupant de la sortie CD-R.
Qu'en est-il de cette seconde attaque virale? Après quelques analyses, il semblerait que Awakening Of A Sleeping Madness soit très proche de Doomsday et qu'il s'agisse en fait de la même souche originaire de Lorraine qui aurait connu quelques légères mutations. Dans les faits, les symptômes sont ainsi exactement les mêmes, évoquant principalement l'épidémie death metal engendrée par Autopsy et auréolée de quelques caractères à la early-Repulsion, nous ramenant à la période clé de la fin des années 1980/début des années 1990. Les signes ne trompent pas: artwork noir et blanc roots de chez roots, production old-school à l'arrache jouissive avec une batterie lourde pleine de réverbération et placée en avant dans le mix, riffs basiques mais accrocheurs, efficaces et tout de même un minimum mélodiques, rythmiques la plupart du temps rapides et entraînantes (thrashy, punky), chant éructé et vomi que n'aurait pas renié Chris Reifert, solos bien branlés (celui de "Summon The Unspeakable" est même excellent et fait preuve d'un vrai feeling), leads éparses et discrètes mais toujours glauques et sinistres ("Cellar Of Depravation" à 2'21 entre autres), basse ronronnante, ambiance sale et dépravée... ajoutez à ces différents moyens de contamination quelques breaks bien poisseux du type de celui de "Ravenous" (2'48) qui nous présente une basse assommante et lugubre, ainsi que l'apparition surprise d'un abcès nommé "Suicide Fuck" aussi jubilatoire que débilisant et vous comprendrez pourquoi ce type d'herpès génital particulièrement virulent, plus que l'apparition de boutons sur la bite, va jusqu'à pousser les sujets infectés à adopter des comportements de déments asociaux comme secouer la tête de façon compulsive, hurler sans raison et proférer des insultes à tout va. On note également un fort penchant pour la violence gratuite et une dépendance croissante aux breuvages alcoolisés, principalement la bière, premium si possible. Une forme de folie connue aussi sous le nom de syndrome du métalleux. Dès lors, la bataille contre l'herpès semble perdue d'avance et nul doute que la variante Awakening Of A Sleeping Madness va faire autant de ravages que Doomsday chez des patients déjà fragilisés par des années de débauche et de manquements à l'hygiène.